askerian: Serious Karkat in a red long-sleeved shirt (Heero_Garou)
askerian ([personal profile] askerian) wrote2004-11-19 04:45 am

Werewolf

première partie. Si vous voyez des erreurs de grammaire, des tournures bizarres, des répétitions ou quoi que ce soit d'autre, dites-le moi. j'écris trop en anglais, des fois j'oublie comment écrire en francais. x_x

Je suis toujours en train d'écrire.



Quand ils avaient su que la base presque abandonnée où Zechs avait réparé le gundam de Heero allait passer des mains d'OZ à la nouvelle faction militaire de Romafeller (nommée très intelligemment Armée de Romafeller, ou AR), et qu'ils s'étaient rendus compte que les diagrammes de construction de Wing étaient probablement toujours stockés là-bas, le choix de pilotes s'était fait de lui-même; Trowa connaissait la base et les trois autres étaient toujours en train de trifouiller dans leurs gundams. Mais maintenant qu'il y était, Quatre se demandait franchement ce qu'il glandait en Antarctique.
Premier problème : Il était seul avec Trowa.
Peut-être n'était-ce plus réellement un problème maintenant qu'ils avaient arrangé leur différent, mais c'était quand même ennuyeux. Quatre se devait de faire passer sa mission avant sa vie sentimentale et c'était ce qu'il faisait, aussi il ne craignait pas de se laisser distraire au mauvais moment; il avait plus de professionnalisme que ça.
Mais quand ils ne planifiaient pas, et qu'il pouvait enfin penser à autre chose qu'à son devoir, le seul sujet qui lui venait en tête était 'comment faire changer Trowa d'avis?' Et pour le moment, il n'en avait pas la moindre idée. Avoir une chance avec Trowa était une surprise énorme et une responsabilité encore plus grande; il en venait presque à regretter le temps où il avait été persuadé qu'il n'arriverait jamais à rien et se contentait de rêver en secret. Au moins c'était plus facile. Mais il n'était pas assez lâche pour ne pas saisir sa chance quand elle lui passait devant...
... juste pas très inspiré.
Deuxième problème: Trowa le lui avait dit. Heero le lui avait dit. Il le savait lui-même, intellectuellement. Mais savoir intellectuellement que l'Antarctique, c'est FROID, et le ressentir jusqu'à la moelle de ses os, c'est différent.
Le guépard frissonna et se mit à fouiller son sac pour un autre pull à enfiler par dessus les trois qu'il portait déjà. Malheureusement, le seul qu'il avait était trop petit pour passer par-dessus; il aurait dû le mettre en premier et il n'y avait pas moyen qu'il enlève ceux qu'il portait, même une seconde. A défaut de mieux, il le jeta sur ses épaules comme un châle et croisa les bras serré, frissonnant.
Si c'était ça à l'intérieur d'une maison étanche et vaguement chauffée, il ne voulait pas savoir ce que ça serait à l'extérieur avec du vent. Il espérait juste que la mission nécessiterait les Gundams. Ils avaient des radiateurs. Quoique vu qu'ils allaient devoir être discrets...
Enfin, tout ça dépendrait des renseignements préliminaires; Trowa devait être en train de lire les relevés des radars pour déterminer à quelle distance les gundams pourraient s'approcher. Frissonnant toujours, l'arabe sortit de la chambre et le rejoignit.
-Alors, quoi de neuf? demanda-t-il, souriant poliment.
Trowa ne souriait pas. Son regard n'était pas pensif comme d'habitude, mais sérieux, même un peu grave.
-Les Rommies sont en avance.

* * * * * *

Habituellement, Noin se considérait comme étant une jeune femme calme, raisonnable et professionnelle.
Habituellement.
Quand Zechs ne paradait pas devant des soldats d'une faction rivale en essayant de prétendre qu'il allait parfaitement bien.
Enfin, elle devait avouer que c'était uniquement parce qu'elle le connaissait bien qu'elle remarquait sa pâleur inhabituelle et la fatigue dans ses gestes. Il le dissimulait aux autres officiers avec un brio hallucinant... Ce qui n'empêchait que s'il y avait eu une autre solution que de l'envoyer superviser la passation de pouvoir à cette base en personne, elle l'aurait probablement enfermé dans sa chambre pour qu'il se repose.
Quoique... finalement, non, l'enfermer n'était pas une bonne idée, se dit-elle en se rappelant cette nuit trois semaines plus tôt... la nuit de la dernière pleine lune.

~flashback~

-Le périmètre est bouclé correctement?
Noin hocha la tête, se refusant de commenter sur le ton encore plus sec que d'habitude d'Une et son air suspicieux. Elle détestait la colonelle cordialement, mais elle comprenait combien Une était stressée, aussi se refusa-t-elle de se sentir outragée par l'implication qu'elle faisait mal son travail.
Dans l'autre coin de la petite pièce douillette, Otto trafiquait un système de surveillance, l'améliorant à ses spécifications. Noin était contente qu'il ait réussi à convaincre Une de le laisser venir. Il était un bon soldat, très compétent en mécanique et tout aussi dévoué à Zechs qu'elle, peut-être même plus. Lui aussi était énormément inquiété par l'état instable de Zechs.
Zechs et Treize étaient tombés malade (ou avaient été empoisonnés, personne ne savait au juste) presque un mois auparavant, quelque temps après la capture manquée des pilotes. Aucun des docteurs qui les avaient examinés n'avait été capable de déceler quoi que ce soit et de peur de révéler une faiblesse à leurs ennemis, Une avait décidé d'emmener Kushrenada dans une retraite secrète. Noin avait dû déployer des trésors de persuasion pour la convaincre de prendre Zechs aussi.
La seule chose que les docteurs décelaient d'anormal était les taux d'hormones absolument insensés, mais à part les sautes d'humeur, cela n'expliquait rien; ni la manière dont leur ouie devenait soudain hypersensible, dont ils se rendaient malades à sentir des choses dont personne d'autre qu'eux n'était conscient, ni la vitesse à laquelle ils se fatiguaient, ni les réactions bizarres, à la limite de la psychose, que les deux hommes exhibaient, et encore moins pourquoi les injections pour rétablir un taux d'hormones normal ne fonctionnaient jamais.
Ils ne savaient même pas d'où c'était venu. Avant que ça ne devienne un réel problème, Une avait mis l'irritabilité exacerbée de Kushrenada sur le compte de l'évasion du pilote 05 et avait essayé de ne pas le prendre personnellement. La seule chose qu'ils savaient, c'était qu'apparemment Treize avait été touché plus tôt, et avait contaminé Zechs avec la transfusion.
Noin était à moitié sûre que c'était de la faute de Chang Wufei. Ce serait bien son genre d'infiltrer leur base dans le seul but d'infecter Général Kushrenada avec un nouveau virus ou agent biochimique. Il n'avait pas hésité une seule seconde à faire exploser les dortoirs de ses Cadets plutôt que de se fatiguer à détruire les Mobile Suits qu'ils devraient piloter, après tout.
La jeune femme s'adossa au mur de bois, bras croisés, et considéra pensivement la petite pièce. Le chalet de montagne n'était pas très grand, à peine suffisant pour leur petit groupe. La seule chambre à coucher n'avait que deux lits, occupés par Kushrenada et Merquise. Une, Otto et elle devraient probablement alterner l'occupation du canapé.
-Comment vont-ils? se décida-t-elle à demander à voix basse.
Une haussa les épaules d'un geste brusque et se leva pour aller jeter un coup d'œil à la carte de la région sur le mur. Noin ne savait pas ce qu'elle cherchait, vraiment; si elle avait choisi ce coin là c'était bien parce qu'aux alentours, il n'y avait rien.
-Leur état est stationnaire, lâcha-t-elle sans se retourner pour lui faire face, les épaules crispées.
Noin comprit qu'elle mentait.
-Ils n'ont toujours pas repris conscience? demanda-t-elle pour confirmer, essayant de ne pas se laisser submerger par l'inquiétude.
-C'est ce que je viens de dire, non? répliqua Une agressivement.
Otto lui jeta un coup d'œil compatissant et Noin se calma. Elle ne pouvait pas voler dans les plumes d'Une, aussi satisfaisant que ça puisse être. D'une c'était sa supérieure et de deux ça n'arrangerait rien. Zechs et le général Kushrenada seraient toujours en train de-- non, pas en train de mourir. Ils allaient se rétablir bientôt. Elle le savait. Ils avaient subi pire que ça et s'en étaient sorti...
Pour une fois elle regrettait de ne pas fumer. Elle en aurait bien eu besoin.
Elle se redressa et se dirigea vers la porte de la chambre en silence, saisie par le besoin de vérifier. Sa main était sur le poignée quand Une remarqua ce qu'elle faisait.
-Ils se reposent! Laisse-les tranquille.
A ce moment, Noin entendit un mouvement à travers la porte.
-Il y en a un qui est réveillé, répondit-elle, contente de l'excuse.
Elle ouvrit la porte prudemment. Par réflexe, Otto étendit la main pour éteindre la lumière, sachant qu'il y avait une bonne chance que leurs supérieurs y soient hypersensibles, et elle lui lança un sourire de remerciement.
Il ne l'éteignit pas assez vite pour qu'elle ne voie pas le double reflet étrange dans l'un des lits, comme deux lucioles dans le noir.
Les yeux de Treize étaient ouverts et il la regardait.
-Général...? appela-t-elle doucement, pas certaine qu'il soit d'humeur à se laisser approcher.
-Où sommes-nous?
Elle se détendit. Il sonnait normal.
-En Suisse, mon général.
Une la bouscula et entra dans la pièce. Treize se redressa lentement, et Une donna l'impression qu'elle allait se précipiter pour l'aider. Mais il leva la main pour lui dire de ne pas approcher, et elle se figea.
-Monsieur Treize...
Elle semblait surprise, un peu blessée, et Noin la comprenait ; elle aussi aurait été blessée si Zechs lui avait interdit d'approcher. Mais elle comprenait Treize aussi. Pendant une fraction de seconde, alors que Une avait été prête à s'élancer, elle avait vu les muscles de son supérieur se tendre brièvement et son expression se durcir, comme s'il avait été au bord d'une autre de ses étranges crises de fureur. Il était assez sain d'esprit pour se rendre compte à quel point il était instable.
-De l'eau, s'il vous plaît, Lady Une ? la coupa-t-il avec une version fatiguée de son sourire charmeur.
Une hésita, puis, apparemment rassurée par son expression calme, fit demi-tour pour aller lui remplir un verre d'eau. Noin resta près de la porte, jetant un regard à Zechs qui dormait d'un sommeil agité, les jambes emmêlées dans ses couvertures et ses longs cheveux blonds collés à sa peau humide de sueur. Suivant son regard, Treize observa son subordonné d'un air impénétrable, puis se tourna vers la brunette.
-Où sommes-nous, lieutenant ?
-Alpes Suisses, près de Genève, un chalet dans la forêt, mon Général. Votre état s'aggravait et le colonel Une a jugé prudent de vous mettre à l'abri en attendant votre rétablissement.
-Quel jour sommes-nous ? demanda-t-il, continuant son interrogatoire méthodiquement.
Elle lui donna la date, rassurée de voir que son cerveau de tacticien était déjà en train de travailler sur le problème.
-... Cinq jours depuis mon dernier souvenir précis, remarqua-t-il à voix basse. Qui est au courant ?
-A part le colonel Une et moi-même, juste le lieutenant Otto, mon Général.
Son regard se fit vague pendant une seconde, comme si son attention était attirée ailleurs, et elle eut peur qu'il ne dérive encore.
-... C'est lui, l'homme dans l'autre pièce, alors, murmura-t-il, comme pour lui-même.
Noin hocha la tête, puis se dit qu'elle ne lui avait pas dit qu'il les avait accompagnés, alors comment savait-il où il était?
-Comment va Zechs ? lui demanda-t-il avant qu'elle ait pu poser la question.
Elle se mordit la lèvre.
-... Il n'a plus été lucide depuis dix jours, mon Général. Il alterne crises de douleurs, sautes d'humeur et ... crises de... ce qu'on ne peut qu'appeler démence. D'ailleurs...hésita-t-elle.
-... Ca m'arrive aussi, termina Kushrenada d'une voix pensive.
Derrière Noin, il y eut un éclat de voix étouffé, et elle se retourna juste à temps pour voir Une lâcher le verre plein d'eau, qui roula sur le plancher en éclaboussant ses bottes. Ses yeux étaient écarquillés et la jeune femme aux cheveux courts ne l'avait jamais vue avec cette expression ouverte et vulnérable.
-Lady...
-Je vais vous chercher un autre verre, lâcha-t-elle en disparaissant à nouveau.
Noin se demanda quand elle s'était détachée les cheveux.
Treize soupira, l'air un peu triste.
-Vous vous en rappelez, mon Général ?
-Pas réellement, répondit-il avec un sourire sans humour. Les souvenirs sont là, mais ils sont trop confus pour que je les comprenne. Et je ne vais pas essayer de les démêler maintenant, ajouta-t-il calmement, cela risquerait de provoquer une autre crise.
Il redevint silencieux, son regard vague une fois encore, et le lieutenant Noin décida de le laisser penser. Elle faisait confiance à ses capacités mentales. Et elle ne savait pas trop que demander.

* * *

Une revint, verre d'eau à la main, mais s'arrêta près de la porte, incertaine. Il lui fit signe de venir à son côté, et elle s'approcha à petits pas, son expression anxieuse et adoratrice à la fois. Gênée, Noin détourna le regard et s'adossa au mur près de la porte, à l'extérieur de la pièce. Ca semblait trop personnel pour qu'elle y assiste, mais elle ne pouvait s'éloigner plus que ça. Si Treize avait une crise maintenant, Une aurait besoin d'aide immédiatement.
Elle entendit Treize boire, un froissement de draps comme s'il se redressait lentement et difficilement dans son lit, et puis, après un moment de silence, sa voix basse et harmonieuse.
-Il y a quelque chose au fond de moi qui se bat pour sortir... et si je ne reste pas calme et en contrôle de moi-même à chaque instant, il me dévorera. J'ai besoin que vous restiez forte pour moi, Lady. Quand vous êtes en désarroi, je souffre aussi.
Otto et Noin échangèrent un regard de sympathie, aussi inconfortables l'un que l'autre, puis retournèrent à leur tentative de passer pour du papier peint.
-... Je comprends, murmura le colonel de sa voix douce et presque timide. Je me maîtriserai mieux à l'avenir, monsieur.
-Je vous remercie.
Embarrassée, Noin s'éloigna en silence, restant hors de vue, et alla rejoindre Otto pour voir où il en était.
Deux minutes plus tard, la voix d'Une s'élevait, de nouveau autoritaire et froide.
-Lieutenant Noin, lieutenant Otto. Général Kushrenada vous demande.
Il était en sueur, pâle et les mains imperceptiblement tremblantes, et bien qu'ils se soient habitués à le voir décoiffé quand il était inconscient, les deux lieutenants ne purent s'empêcher d'échanger un rapide regard de surprise à la vue de ses mèches en bataille, trempées de sueur.
-Mon Général, vous semblez fatigué...
-Je me reposerai plus tard, trancha-t-il, fronçant les sourcils.
Plutôt que de provoquer son tempérament instable, ils acquiescèrent.
-Quelle est la situation ?
Ils lui expliquèrent tour à tour comment ils les avaient enlevé Zechs et lui, puis pourquoi la montée en influence de commandants rivaux de Treize, dans OZ et d'autres groupes, l'avait rendue nécessaire. Sans Treize pour les forcer à le suivre ou à s'unir contre lui, ils commençaient à essayer d'échapper à son influence. Romafeller, qui avait été la maison mère de OZ avant la sécession, restait leur adversaire le plus inquiétant, mais des colonies comme de nombreuses régions du globe, des soldats, des mercenaires, des politiques venus de diverses classes sociales s'unissaient selon leurs intérêts pour faire valoir leurs propres revendications.
Fatigué, Treize ferma les yeux.
-... Au moins ils ne s'unissent pas contre nous.
Il pouvait déjà entrevoir le défi que ça serait de convaincre la plupart de ces partis, de ces factions de se ranger une fois encore sous la bannière d'OZ, et de détruire ceux qui n'accepteraient pas de se ranger à leur côtés pour le bien commun, trop obnubilés par leurs intérêts propres pour se soucier des intérêt de la race humaine elle-même.
S'ils ne le suivaient pas, il les détruirait. Il était déjà résigné à faire le deuil des inévitables entêtés, mais ça n'était pas ça qui allait l'arrêter.

* * *

Ils continuèrent à discuter à voix basse pendant plusieurs minutes. Au début, Noin vérifia régulièrement qu'ils ne dérangeaient pas Zechs; il avait besoin de repos. Mais comme il ne bougeait pas, elle cessa de s'inquiéter.
Le grondement derrière elle la prit entièrement par surprise.
Otto fit volte-face, se plaçant entre les deux lits pour protéger Treize. Noin l'imita, plus lentement. Zechs s'était acculé contre le mur et tremblait, ses mains se crispant et se décrispant dans les draps. Comme à chaque crise, l'expression sur son visage n'avait plus rien de civilisé. Sa lèvre supérieure était retroussée en un rictus agressif et ses yeux étrécis. Pourtant on n'aurait pas cru qu'il pouvait réellement voir quoi que ce soit. Ses yeux paraissaient ... vide. Nulle trace de son intelligence, de son humour discret, de son éducation dans ces prunelles glacées.
Nulle trace de lui.
Il commença à s'agiter, donnant des coups de pieds pour se libérer des draps. Au début ils furent lents, endormis, mais Noin et Otto avaient fait l'expérience de ce genre de crises et en général elles finissaient par un déchaînement de violence aveugle et frénétique. Les premières fois, ils avaient essayé de l'attacher au lit pour le garder sous contrôle, mais ça ne faisait que rallonger les crises et les rendre encore bien pire, et que Zechs finisse par briser ses liens ou pas, il se débrouillait toujours pour se blesser avec les entraves. Le mieux à faire, avaient-ils découvert, c'était encore de s'écarter et de le laisser se calmer tout seul. Mais avec Treize lui aussi dans la pièce...
-Lieutenant Otto, poussez-vous.
Surpris, les deux lieutenants jetèrent un coup d'œil derrière eux. Le général étaient assis contre la tête du lit, fixant Merquise avec une intensité étonnante -- et peut-être pas tout à fait normale.
-Mon Général...
-Poussez-vous.
Il y avait un petit raclement rauque dans sa voix, et Otto se déplaça sans répondre, inquiet.
Treize ne dit rien pendant de longues minutes, se contentant d'observer. Noin ne savait plus à qui prêter attention, lui ou Zechs.
-Mes crises ressemblent-elles à ça? Demanda-t-il finalement.
Il avait l'air si parfaitement détaché, on aurait pu croire qu'il parlait du temps qu'il faisait.
-Oui... mais elles sont en général plus courtes et moins fréquentes. Nous n'avons pas été capables de déterminer la raison de cette différence.
Sa voix, pourtant prudemment douce, déclencha un nouveau sursaut et un grondement menaçant de la part du blond. Les yeux de Zechs parcoururent la pièce sans s'arrêter sur rien, et il fronça les sourcils, comme s'il s'efforçait de percer du brouillard.
Ses yeux et ceux de Treize se rencontrèrent pendant une seconde, et elle eut l'impression que pour la première fois, Zechs avait vu. Ca ne dura pas malheureusement; deux secondes plus tard le blond en était de nouveau à gronder sourdement et à déchirer les draps qui le restreignaient.
-La fenêtre... Ouvrez-la.
Noin hésita.
-Mon Général, il fait froid...
Elle le vit étrécir les yeux, son expression hésiter juste entre agacé et féroce.
Elle alla ouvrir la porte-fenêtre.
Dehors, le soleil allait se coucher, et le ciel s'assombrissait déjà malgré l'heure pas si tardive. Elle laissa les volets juste entrouverts, pour que le reste de lumière ne dérange pas Zechs. Il était déjà suffisamment agité comme ça.
L'effet fut contraire à ce qu'elle avait craint. Zechs se calma vite, ses muscles tendus se relaxant. Il leva la tête, les yeux à demi-ouverts, toujours voilés, les narines palpitantes.
Treize l'observait en silence, pensif. Il fit signe à Noin de s'écarter de la porte-fenêtre, et elle recula lentement entre les deux lits.
Les grondements sourds s'échappant de la gorge du blond s'espacèrent puis disparurent.
-Ne le couvrez pas, conseilla le Général quand il vit Noin hésiter, une couverture en main. Rapprochez la couverture de lui, mais ne la mettez pas sur lui.
Elle se rapprocha prudemment, mais même si les yeux bleu clair de Zechs se tournèrent vers elle -- sans vraiment sembler la reconnaître comme toujours-- il se contenta de se tendre un peu, la laissant amonceler les couvertures tout autour de lui, comme une sorte de nid, sans protester davantage.
C'était étrange de voir un homme aussi grand, aussi large d'épaules que Zechs, se rouler en boule comme un enfant, comme un chat presque. Dérangeant, pas tellement pour la position elle-même, mais pour le naturel avec lequel ça semblait lui venir. Mais au moins il était calme. Peut-être que tout ce dont il avait besoin, c'était de ne pas se sentir prisonnier. Il n'était pas claustrophobe habituellement, mais ...
Finalement, il fut clair que la crise était passée, et quand Treize ferma les yeux et parut vouloir se reposer, Otto quitta la pièce sans bruit. Noin hésita longuement dans l'embrasure, puis finalement décida de la laisser entrouverte, juste au cas où, et de se chercher quelque chose à faire. Une était assise sur le canapé, enroulant et déroulant l'une de ses nattes en chignon, et ne semblait pas vouloir reconnaître leur présence, ce qui convenait très bien à Noin.
La jeune femme s'assit à la table, se trouva un rapport de mission à lire, et finalement, laissa la quiétude du crépuscule la convaincre de se relaxer.
Le soleil disparut entièrement, le ciel se peignit de couleurs plus sombres, roses et violets, un petit vent frais courut dans la maison, et enfin elle s'immergea complètement dans son travail.
Et puis la nuit tomba, la lune se leva, et la situation tourna soudain au cauchemar.

* * * * * *

Elle secoua la tête et observa Zechs en silence alors qu'il échangeait des platitudes polies avec les autres officiers. Mis à part une fatigue chronique régressant lentement, il semblait parfaitement remis. Son apparence était exactement la même qu'avant; pas de zone de pilosité trop drue, pas de déformation musculaire ou osseuse-- au scanner, son avant-bras gauche ne montrait presque plus de trace de cette fracture datant de l'académie militaire, et les signes de stress que son cœur gardait après la crise cardiaque que le Tallgeese lui avait infligée s'étaient volatilisés. Il était en meilleure forme qu'avant. Mais elle ne pouvait accepter que c'était fini, que tout était rentré dans l'ordre.
Tout n'était pas rentré dans l'ordre, elle le savait ; ils le savaient tous. Leurs sens étaient toujours hyperactifs, et ils avaient imperceptiblement changé.
Elle se rappellerait probablement toujours de la terreur qu'elle avait ressenti quand il s'était rué dehors à travers la fenêtres, trébuchant, rampant dans sa lutte désespérée pour atteindre la lisière de la forêt, qu'il avait commencé à se métamorphoser, masse de chair changeante, juste assez loin du chalet pour qu'elle ne puisse voir les détails les plus horribles et juste assez près pour qu'elle puisse les imaginer bien mieux qu'elle ne l'aurait voulu -- quand Kushrenada avait changé aussi, en pleine lumière cette fois, juste sur le porche -- quand Otto et Une et elle avaient dû faire face à la scène de cauchemar, à la manière impossible dont leurs corps se brisaient, fondaient pour mieux se reformer en quelque chose de totalement étranger. Elle se rappelait encore du goût acide dans sa gorge comme elle se retenait de vomir, des sanglots d'horreur étouffés d'Une...
Otto les avait tirées en arrière, à l'abri, verrouillé la porte, et puis ils avaient entendu un hurlement de bête dans les bois, et réalisant ce que c'était, il s'était effondré dans un coin et avait passé un bon quart d'heure à avoir une crise de nerfs. Noin s'était débrouillée pour n'avoir la sienne qu'après avoir barricadé toutes les issues.
Elle n'avait jamais imaginé que les monstres de légende puissent exister.
Mais le lendemain, l'homme nu endormi sous le balcon, c'était toujours Zechs... Sale, cheveux emmêlés, mais miraculeusement sain d'esprit.
Ou presque. Parce que le coup de retrousser la lèvre quand quelqu'un se penchait sur lui ou lui disait quelque chose qu'il n'aimait pas, c'était un tic qu'il n'avait jamais eu avant.

* * *

Le meeting traînait en longueur. Noin en avait marre, et pourtant tout ce qu'elle avait à faire, c'était de se tenir debout derrière lui, de surveiller les issues et les autres assistants, et de fournir documents et références demandées en cas de besoin. Ce qui arrivait très rarement parce que la mémoire de Zechs marchait très bien et qu'il se souvenait de ce qu'il voulait pour étayer ses arguments de lui-même.
Finalement, son homologue de Romafeller se leva, et elle soupira discrètement, soulagée. La fin du meeting?
Apparemment non, parce que maintenant ils en étaient à échanger des platitudes polies et en apparence innocentes. Elle n'écouta pas; l'une des raisons pour lesquelles elle n'était jamais montée bien loin en grade était son manque total d'intérêt pour les politesses pleines de sous-entendus empoisonnés.
Tant que Zechs avait pu se concentrer sur des décisions concrètes, il était resté parfaitement en contrôle, mais quand le colonel ennemi se pencha vers lui avec un sourire faussement amical, toucha son épaule d'un air paternel et lui demanda avec fausse sollicitude des nouvelles de sa santé, il gronda, sourdement. Noin sursauta. Il se tendait, comme s'il allait bondir. Ni lui, ni le général Kushrenada, ni Une, Otto ou elle-même n'avaient réussi à déterminer à quel point l'animal restait présent durant les jours de lune décroissante, et elle avait espéré...
Noin se précipita à son côté sans avoir l'air trop urgent, lui touchant le bras, et lui demanda d'un air vaguement concerné:
-Toujours ce rhume?
C'était nul comme mensonge, mais elle ne pouvait penser à rien d'autre. Elle pouvait voir les officiers Rommies les regarder étrangement et ne put qu'espérer qu'il jouerait le jeu. Heureusement, Zechs se reprit vite, et se mit à tousser discrètement, comme s'il essayait de maîtriser une quinte. Coupant court aux usuels salamalecs de post-réunion, Noin les excusa auprès des officiers et le guida -- ou le traîna-- hors de la salle, chassant fermement hors de son esprit une visions de muscles se déchirant sous sa main, d'une gueule bardée de crocs se refermant soudain sur sa nuque. Otto les suivit, impavide, se plaçant de l'autre côté du colonel à la seconde où la lourde porte se referma derrière eux.
-Zechs?
Il gronda encore, son visage se tordant lentement de colère. Otto et Noin échangèrent un regard alarmé, se demandant s'il fallait s'enfuir.
-Zechs, du calme. Quel est le problème? demanda-t-elle calmement, espérant rendormir ses instincts agressifs en faisant appel à sa raison.
Il ne répondit pas, les repoussant avant de s'avancer à grands pas le long du corridor, au bout duquel il tourna sans hésitation sur la gauche. Noin voulut le suivre, mais Otto la retint.
-Laissez-lui de l'espace, lieutenant, conseilla-t-il.
Elle hocha la tête, catastrophée. C'était la première fois depuis la pleine lune qu'il... qu'il... subissait une... Une rechute. Voilà, une rechute, se dit-elle en le suivant de loin. C'était une maladie, une catastrophe même, mais pas une malédiction. Il était toujours l'homme qu'elle avait rencontré à l'Académie. Il avait juste un petit problème.
Un problème dont ils essayaient toujours de définir les limites et conditions. Un problème qui était probablement contagieux, et pouvait s'avérer mortel pour son entourage.
Otto lui donna une tape sur l'épaule et elle se tira de sa contemplation.
Sans les attendre, l'homme aux cheveux blonds s'avançait dans le dédale de couloirs à grands pas, comme suivant quelque chose. Il hésitait souvent aux intersections, mais, suivant des indices que Noin et Otto ne pouvaient discerner, retrouvait toujours le fil.
Finalement ils arrivèrent dans une salle de contrôle. Zechs enjamba les gardes assommés sans même les regarder; Otto vérifia qu'ils étaient vivants alors que Noin suivait leur supérieur à l'intérieur, son arme en main.
Zechs vérifia la salle, grondant encore une fois quand il aperçut un ordinateur juste en train de se remettre en mode veille.
-Ils sont partis.
-Tu es sûr? demanda Noin en finissant de vérifier les rangées de bureaux méthodiquement.
Zechs ouvrit la bouche comme pour la rabrouer vertement, mais la referma et secoua la tête. Noin sentit un nœud de tension se dénouer en elle; il revenait à la normale.
-Je suis sûr, affirma-t-il d'une voix toujours intense, mais plus aussi agressive. Je les sentirais.
-Pouvez-vous savoir depuis combien de temps ils sont partis? Demanda Otto calmement en les rejoignant.
Le blond secoua la tête, frustré.
-Pas bien longtemps...
Il soupira et, cédant à la frustration, donna un léger coup de poing dans le mur.
La grille d'aération se détacha du mur lentement et tomba sur le sol avec fracas. Tout au bout du tunnel, quelque chose qui aurait pu être un rat disparut au tournant. Sauf que c'était une chaussure.
-... Je vois ce que tu voulais dire, commenta Noin d'une voix étranglée avant de tendre la main pour déclencher l'alarme.

* * *

BWHAHAHAHHA!

[identity profile] windandwater.livejournal.com 2004-11-18 09:02 pm (UTC)(link)
When they had known that the almost abandoned base where Zechs had repaired the gundam of Heero was going to pass from the hands of OZ to the new military faction of Romafeller (named very intelligently Armée with Romafeller, or AR), and which they had realised that the diagrams of construction of Wing were probably always stored over there, the choice of pilots had been done of itself; Trowa knew the base and the three others were always in the train of trifouiller in their gundams. But now that it was there, Four frankly wondered what it glandait in the Antarctic.
First problem: It was alone with Trowa.
Perhaps this was more really a problem now only they had arranged their different, but they was nevertheless tedious. Four was to make pass its mission before its love life and it was what it did, also it did not fear to be let distract at the bad time; it had more professionalism than that.
But when they did not plan, and that it could finally think of another thing that with its duty, the only subject which came to him at the head was ' how to make change Trowa of opinion?' And for the moment, it did not have the least idea of it. To have a chance with Trowa was an enormous surprise and a responsibility even larger; he almost came from there to regret time when it had been persuaded that it would never arrive at nothing and was satisfied to dream in secrecy. At least it was easier. But it was not enough loose not to seize its chance when it passed to him in front of...
... right step very inspired.
Second problem: Trowa had said to him. Heero had said to him. It knew it itself, intellectually. But to know intellectually that the Antarctic, it is COLD, and to feel it to the marrow of its bones, it is different.
The cheetah shivered and started to excavate its bag for another sweater to thread over the three that it carried already. Unfortunately, the only one that it had was too small to pass over; it should have put it in first and average that it removes those which he carried, even a second ago. In the absence of better, it threw it on its shoulders like a shawl and crossed the tightened arms, shivering.
If it were that inside a tight and vaguely heated house, he did not want to know what that would be outside with wind. He hoped just that the mission would require Gundams. They had radiators. Though considering they were going to have to be discrete...
Lastly, all that would depend on the preliminary information; Trowa was to be reading the statements of the radars to determine at which distance the gundams could approach. Always shivering, Arabic left the room and joined it.
- Then, what is nine? it asked, smiling politely.
Trowa did not smile. Its glance was not pensive as usual, but serious, even a little serious.
- Rommies are in advance.

* * * * * *

Usually, Noin was regarded as being a calm, reasonable and professional young woman.
Usually.
When Zechs did not parade in front of soldiers of a rival faction while trying to claim that it was perfectly well.
Lastly, it was to acknowledge that it was only because it knew it although it noticed its unusual paleness and tiredness in its gestures. It dissimulated it with the other officers with an incredible brilliance... What did not prevent that if there had been another solution that to send it to supervise the transfer of power at this base in person, it would have probably locked up it in its room so that it rests.
Though... finally, not, to lock up it was not a good idea, she says herself while remembering this night three weeks earlier... the night of the last full moon.

~flashback~

(Anonymous) 2004-11-18 09:10 pm (UTC)(link)
waaa!!! vraiment super!!

j'ai pas vraiment regardé les structures ni l'ortho mais y'a deux choses qui m'ont sauté dans la figure: en parlant de Une, tu utilises une fois Colonelle et une autre fois Colonel.. J'étais pas sûre que colonelle existe mais c'est le cas, alors ce que je ne sais pas, c'est si tu peux mettre la forme au masculin puisque la forme au féminin existe. Ensuite, y'a l'expression D'une et de deux.. je sais que tu parles de Une par après mais reste que l'expression correcte est de un et de deux...

alors voilà! vivement la suite!!
kurai008^^

[identity profile] lomelinde-sama.livejournal.com 2004-11-19 01:06 am (UTC)(link)
WAAAAAAAAAH !
*bounces around evrywhere*
me demandais quand est-ce-qu'on aurait de leur nouvelles et comment ils allaient se dépatouiller de celle-là. Laisse-moi deviner, Zechs a dû sentir qu'ils avaient deux garous dans la base, et pas seulement deux personnes, non ? Ca va devenir problématique, avec des garous des deux côtés qui peuvent pas se piffer...

Encore ? Pleeeze ? Onegaishimasu ?

(Anonymous) 2004-11-19 08:47 am (UTC)(link)
Kikou.
Déjà premièrement, je suis trèèès contente de voir un bout de ta merveilleuse fic. ^^ Et ensuite, puisqu'il faut te faire par des fautes si on en croise j'en ai remarqué quelques une.
À la fin du deuxième passage du flash-back. Tu mets "de se ranger à leur côtés pour". Si tu mets "côtés" au pluriel, "leur" doit y être aussi.
Et au début du passage suivant, tu mets "Ses yeux paraissaient... Vide.". Il faut accorder "vide" avec "yeux".
Toujours au même passage, un bout plus loin tu mets "ça ne faisait que rallonger les crises et les rendre encore bien pire". Là aussi, faute d'accord, "pire" doit s'accorder avec "crises".
À la fin de ce même passage, tu mets "le ciel se peignit de couleurs plus sombres, roses et violets". Ça me parait bizarre. Je pense que "rose" et "violet" doivent être au féminin pluriel, en accord avec "couleurs" ou à la limite rester au singulier pour faire référence au ciel, mais ça me semble aussi un peu étrange... Mais en tout cas comme ça c'est pas juste.
Juste après le flash-back, tu mets "à travers la fenêtres". Je suppose que le "s" à la fin de "fenêtre" est dû à une faute de frappe ?
Et y en a peu être d'autres, j'ai pas vraiment fait gaffe en lisant, c'est juste celles qui m'ont sauté aux yeux (sinon j'aurais mis 5 heures à tout lire, relire et rerelire... Mon côté bétalectice est peut-être parfois un peu trop perfectionniste).

Autrement... Il y a quelques fautes de syntaxe... Si ça peut t'être utile, je peux te donner un petit aide mémoire de où mettre des espaces et des majuscules et tout ce qui va avec (pour ma part, la syntaxe est tout aussi importante que l'orthographe, mais si tu t'en fous, je veux pas t'emmerder avec ça ^^;;;;;).

Et sinon, bah vivement la suite. Surtout maintenant que tu nous fait un passages sur les ozzies. *est une grande fan de Zouzouille*

Kymoon

(Anonymous) 2004-11-19 10:06 am (UTC)(link)
J'ai honte là...
En venant voir si t'avais répondu, j'ai remarqué que j'avais fait des fautes dans mon message.
Ça se dit bétalectrice et c'est même pas capable de relire ses propres trucs...
C'est impardonnable, je m'en excuse platement.

Kymoon

[identity profile] meanne77.livejournal.com 2004-11-20 04:36 am (UTC)(link)
mais… tu l’avais pas déjà mis en ligne, le tout début ? (ou tu me l’avais envoyé ? ^^; )

Quand ils avaient su que la base presque abandonnée où Zechs avait réparé le gundam tu mets pas de G à Gundam ? de Heero allait passer des mains d'OZ à la nouvelle faction militaire de Romafeller (nommée très intelligemment Armée de Romafeller, ou AR), et qu'ils s'étaient rendus compte que les diagrammes de construction de Wing étaient probablement toujours stockés là-bas, le choix de des ? pilotes s'était fait de lui-même; je mettrais plutôt : au lieu d’un ; Trowa connaissait la base et les trois autres étaient toujours en train de trifouiller dans leurs gundams. C’est pas vraiment une faute, ça dépend de ce que tu veux dire, mais plutôt leur gundam (car ils n’en ont qu’un chacun. A moins que tu ne veuille insister sur le fait qu’il y en ait donc plusieurs au total (mais un chacun), auquel cas c’est effectivement leurs gundams…) Mais maintenant qu'il y était, Quatre se demandait franchement ce qu'il glandait en Antarctique.
Premier problème : Il pas de maj à il était seul avec Trowa.
Peut-être n'était-ce plus réellement un problème maintenant qu'ils avaient arrangé leur différent, mais c'était quand même ennuyeux. Quatre se devait de faire passer sa mission avant sa vie sentimentale et c'était ce qu'il faisait, aussi il ne craignait pas plutôt aussi ne craignait-il pas, c’est plus correct de se laisser distraire au mauvais moment; il avait plus de professionnalisme que ça. Il était plus professionnel que ça, tout simplement ?
Mais quand ils ne planifiaient pas, et qu'il pouvait enfin penser à autre chose qu'à son devoir, le seul sujet qui lui venait en tête était mets entre guillemets, pas entre apostrophes, ou bien introduis par : (mais pas les deux. Introduis plutôt par : d’ailleurs, parce que ce n’est pas vraiment une citation, donc la mise entre guillemets n’est pas recommandée) 'comment faire changer Trowa d'avis?' faire changer d’avis Trowa Et pour le moment, il n'en avait pas la moindre idée. Avoir une chance avec Trowa était une surprise énorme et une responsabilité encore plus grande; il en venait presque à regretter le temps où il avait été était me paraît suffire et ça allège vachement la phrase ^^; persuadé qu'il n'arriverait jamais à rien et qu’il se contentait de rêver en secret. Au moins c'était plus facile. Mais il n'était pas assez lâche pour ne pas saisir sa chance quand elle lui passait devant... elle se présentait
... juste pas très inspiré. Structure qui fleure bon l’anglais, le « juste », lol. Seulement ?
Deuxième Second, car il n’y a que deux pb (donc : un premier et un second. S’il y en avait eu plus de 2, ça aurait effectivement été premier, deuxième, troisième, etc. Chose que je t’avais déjà expliqué, je m’en souviens :op) problème: manque un espace devant les : Trowa le lui avait dit. Heero le lui avait dit. Il le savait lui-même, intellectuellement. Mais savoir intellectuellement que l'Antarctique, c'est FROID, qu’en Antarctique, il fait froid et le ressentir jusqu'à la moelle de ses os, jusque dans la moelle des os c'est différent. C’était
Le guépard frissonna et se mit à fouiller son sac à la recherche d’un ? pour un autre pull à enfiler par dessus les trois qu'il portait déjà. Malheureusement, le seul qu'il avait était trop petit pour passer par-dessus; il aurait dû le mettre en premier et il n'y avait pas moyen qu'il enlève ceux qu'il portait, même une seconde. A défaut de mieux, il le jeta sur ses épaules comme un châle et croisa les bras serré, frissonnant. Croiser les bras serré ? ça sonne bizarre ^^; hum, rien de très satisfaisant à te proposer à la place maintenant et vois si tu mets reformuler ça…

[identity profile] meanne77.livejournal.com 2004-11-20 04:37 am (UTC)(link)
Si c'était ça à l'intérieur d'une maison étanche et vaguement chauffée, il ne voulait pas savoir ce que ça ce serait à l'extérieur avec du vent. Un ! peut-être ? Il espérait juste que la mission nécessiterait les Gundams. Tu *vois* que tu mets une maj ! Ils avaient des radiateurs. Quoique vu qu'ils allaient devoir être discrets...
Enfin, tout ça dépendrait des renseignements préliminaires; Trowa devait être en train de lire les relevés des radars pour déterminer à quelle distance les gundams G ? bon, décide-toi, je vais pas les relever tous ! >.< pourraient s'approcher. Frissonnant toujours, l'arabe Arabe. Là encore, je ne reviendrai pas sur les MAJUSCULES aux noms des peuples mais je finirai bien par te les faire mettre un jour ! v_v sortit de la chambre et le rejoignit.
-Alors, quoi de neuf? Espace avant le ? demanda-t-il, souriant poliment.
Trowa ne souriait pas. Son regard n'était pas pensif comme d'habitude, mais sérieux, même un peu grave.
-Les Rommies sont en avance.

* * * * * *

Habituellement, Noin se considérait comme étant une jeune femme calme, raisonnable et professionnelle.
Habituellement.
Quand Zechs *feule furieusement rien qu’à voir le nom* ne paradait pas devant des soldats d'une faction rivale en essayant de prétendre qu'il allait parfaitement bien.
Enfin, elle devait avouer que c'était uniquement parce qu'elle le connaissait bien qu'elle remarquait sa pâleur inhabituelle (sous son masque ? l’est forte !) et la fatigue dans ses gestes. Il le dissimulait aux autres officiers avec un brio hallucinant... brio et Zechs ne vont pas ensemble… XD Ce qui n'empêchait que s'il y avait eu une autre solution que de l'envoyer superviser la passation de pouvoir à cette base en personne, je crois… que ta phrase ne veut pas dire grand-chose XD *la relit une 3ème fois, lentement* hum, Il n’en demeurait pas moins que s’il y avait eu une autre solution que de l’envoyer (qui, Zechs ou Noin ?) superviser la passation de pouvoir sur cette base ? elle l'aurait probablement enfermé dans sa chambre pour qu'il se repose.
Quoique... finalement, non, l'enfermer n'était pas une bonne idée, se dit-elle en se rappelant cette nuit trois semaines plus tôt... la nuit de la dernière pleine lune.

Oh God, une page et demie et je faiblis déjà. Ma résistance à la BL est de plus en plus tenue… v_v


~flashback~

-Le périmètre est bouclé correctement?
Noin hocha la tête, se refusant de refuser de et se refuser à commenter sur commenter le ton tout court je crois le ton encore plus sec que d'habitude d'Une et son air suspicieux. Elle détestait la colonelle cordialement, mais elle comprenait combien Une était stressée, aussi se refusa-t-elle de se idem et en plus répétition sentir outragée par l'implication qu'elle faisait mal son travail.
Dans A l'autre coin de la petite pièce douillette, Quatre : pourquoi *leur* pièce est douillette et pas la mienne ?? è_é Otto trafiquait un système de surveillance, l'améliorant à ses spécifications. (quoi ? « l’améliorant à ses spécifications » ? qu’est-ce que ça (ou tu) veut dire ?) Noin était contente qu'il ait réussi à convaincre Une de le laisser venir. Il était un bon soldat, très compétent en mécanique et tout aussi dévoué à Zechs qu'elle, peut-être même plus. Lui aussi était énormément inquiété s’était inquiété ou était inquiet par l'état instable de Zechs.
Zechs et Treize étaient tombés malade malades (ou avaient été empoisonnés, personne ne savait au juste) presque un mois auparavant, quelque quelques temps après la capture manquée des pilotes vu qu’on est du côté d’OZ, là, faudrait préciser « des pilotes de Gundam » . Aucun des docteurs qui les avaient examinés n'avait été capable de déceler quoi que ce soit et de peur de révéler une faiblesse à leurs ennemis, Une avait décidé d'emmener Kushrenada dans une retraite secrète. Noin avait dû déployer des trésors de persuasion pour la convaincre de prendre Zechs aussi.

[identity profile] meanne77.livejournal.com 2004-11-20 04:38 am (UTC)(link)
La seule chose que les docteurs décelaient rép. Détectaient ? diagnostiquaient ? trouvaient ? d'anormal était les taux d'hormones absolument insensés, mais mis à part les sautes d'humeur, cela n'expliquait rien; : et pas ; ni la manière dont leur ouie devenait soudain hypersensible, ni celle dont ils se rendaient malades à sentir des choses dont personne d'autre qu'eux n'était conscient heu… (mon dieu la phrase) n’avait conscience ? , ni la vitesse à laquelle ils se fatiguaient, ni les réactions bizarres, à la limite de la psychose, que les deux hommes exhibaient exhiber des réactions ? je pense pas… , et encore moins pourquoi les injections pour rétablir un taux d'hormones normal ne fonctionnaient jamais. L’énumération est extrêmement lourde.
« cela n’expliquait rien : pas plus la manière dont… que celle dont… ni même la vitesse… ou les réactions… et encore moins… » ?

Ils ne savaient même pas d'où c'était venu. Cela venait ? ce qui en était la cause ? Avant que ça ne devienne un réel problème, Une avait mis l'irritabilité exacerbée de Kushrenada sur le compte de l'évasion du pilote 05 et elle avait essayé de ne pas le prendre personnellement. La seule chose qu'ils savaient, c'était qu'apparemment Treize avait été touché plus tôt, et avait contaminé Zechs avec lors de la transfusion.
Noin était à moitié sûre que c'était de la faute de Chang Wufei. Ce serait bien son genre d'infiltrer leur base dans le seul but d'infecter Général Kushrenada avec un nouveau virus ou agent biochimique. Wu Fei : diffamation !! Il n'avait pas hésité une seule seconde à faire exploser les dortoirs de ses Cadets plutôt que de se fatiguer à détruire les Mobile Suits qu'ils devraient piloter, après tout.
La jeune femme s'adossa au mur de bois, bras croisés, et considéra pensivement la petite pièce. Le chalet de montagne n'était pas très grand, à peine suffisant suffisamment pour leur petit groupe. Quatre : mais il est douillet, LUI ! è_é La seule L’unique chambre à coucher n'avait que deux lits, occupés par Kushrenada et Merquise. Une, Otto et elle-même devraient probablement alterner l'occupation du canapé.
-Comment vont-ils? se décida-t-elle à demander à voix basse.
Une haussa les épaules d'un geste brusque et se leva pour aller jeter un coup d'œil à la carte de la région sur le mur. Noin ne savait pas ce qu'elle cherchait, vraiment; si elle avait choisi ce coin là trait d’union : coin-là c'était bien parce qu'aux alentours, il n'y avait rien.
-Leur état est stationnaire, lâcha-t-elle sans se retourner pour lui faire face, les épaules crispées.
Noin comprit qu'elle mentait.
-Ils n'ont toujours pas repris conscience? Esp av le ? demanda-t-elle pour confirmer, essayant de ne pas se laisser submerger par l'inquiétude.
-C'est ce que je viens de dire, non? Esp av le ? répliqua Une agressivement.
Otto lui à qui ? là, le lui= Une or je suppose que c’est Noin ? jeta adressa, plutôt un coup d'œil compatissant et Noin se calma. Elle ne pouvait pas voler dans les plumes d'Une, aussi satisfaisant que ça puisse être. D'une c'était sa supérieure et de deux ça n'arrangerait rien. Zechs et le général Kushrenada seraient toujours en train de-- non, pas en train de mourir. Ils allaient se rétablir bientôt. Elle le savait. Ils avaient subi pire que ça et s'en étaient sorti... sortis ? (je commence à fatiguer, lol, je réfléchis plus. Ooh, l’est 2h40 du mat’ !!)

[identity profile] meanne77.livejournal.com 2004-11-20 04:38 am (UTC)(link)
Hum, scène trop longue à finir… tant pis ! XD

*scroll rapidement vers le bas*
bon Dieu, du Zechs partout ! Non, là désolée mais c’est au dessus de mes forces !!! Le dessus est offert en offrande à la place d’une review pour cloneness, pour t’encourager à en écrire plus (de cloneness, lol !)
(que tu n’oublies pas pour autant de colorier mes deux dessins ! è_é)


quelques simples notes au passage : « Kushrenada » s’écrit Khushrenada (K-H-U…)

une review disait : « Tu mets "de se ranger à leur côtés pour". Si tu mets "côtés" au pluriel, "leur" doit y être aussi. »

pas lu le passage, c’est ça me paraît plutôt être le contraire : se ranger de leur côté à eux, « eux » n’ont qu’un seul côté, le leur, le tout est donc au singulier.

« "Ses yeux paraissaient... Vide.". Il faut accorder "vide" avec "yeux". »

et supprimer la maj à « vides » car c’est en fait la même phrase, pas une nouvelle.

"le ciel se peignit de couleurs plus sombres, roses et violets".

Asuka, tu me prends la tête -_- *sort son Bordas* Ok, alors… rose, rose, rose… Ah ! « Rose » ! « Invariable quand un autre adjectif de couleur est joint par « et ». Ex : Des décors rose et bleu ».
Donc… rose et violet.

Je déteste les règles d’accord pour les couleurs… >.< tjs bcp trop compliquées…

Comment tu dirais « La fin des temps troublés » en anglais ? The end of troubled times ? ^^; Ça sonne mieux en français… Ouais, je cherche, pour cloneness, mais bon, c’est pas évident sans connaître la fin ^^; (mais ne t’avises pas de me spoiler quoique ce soit ! Y’a que 3 fics dont j’attende la suite avec impatience – c’est très peu – et cloneness en fait partie…)

… dessins ? é_è

[identity profile] meanne77.livejournal.com 2004-11-20 06:48 am (UTC)(link)
"le ciel se peignit de couleurs plus sombres, de roses et de violets" alors ?

(oui, bosse, bosse)
*pokes très fort*